les petits billets d'alexandrine

Chaleur métallique

 

Chaleur étouffante,
La ville se prélasse
Sous les rayons dorés.


Les rails du train reflètent
Les minuscules paillettes
De nos espoirs inavoués.

Paris en été,
Recherche de bonheurs glacés.

 

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Galeries Lafayette

La belle se prélasse,
Et le luxe s’étale.
Devant le travailleur du matin.

Pendant que le monde dort,
Il livre la matière
Des plaisirs dépensiers de ces dames.

Galeries Lafayette, royaume contemporain,
Où se côtoient sans se voir vraiment,
Seigneurs et paysans…

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Pensées

 

 

 

 

 

 




Ligne A, 8h53
Tout le monde est là.

Défilé de voie ferrée,
Images hétérogènes,
Toujours les mêmes.

Puis c’est le noir,
L’obscur tunnel de mes pensées.

Une lumière qui apparait,
Le train marque l’arrêt.

Répétition, routine accablante,
Facile à éviter.

Papier crayon, pensées... 

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Fatigue



Bousculades et accolades,
Dégringolades  parisiennes,
Bouffée d’oxygène, inabordable.


Passants bien pressés, visages fermés,
Pliant sous leur propre masse,
Un rien ne les agace…

Jambes lourdes, ampoules aux pieds,
Journée chargée,
Je suis fatiguée.

Alors vient la nuit.
Tranquillité ébahie de mes sens.

Je dors, et je respire,...ouf...

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Vitalité

Soirée d'hiver,
Dimanche soir, désespoir...


Pourquoi faut-il toujours que le temps nous déprime ?
Pourquoi faut-il toujours que le bonheur se périme ? Qu'il emporte avec lui son lot de vitamines...

Réveillons nous, parisiens entartés ! Et apprécions notre grisaille préférée !
Quel bonheur de sentir nos narines chatouillées,
Par le doux parfum de nos embruns pollués...

Lundi matin, vitalité !

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mots sous-terrains

Le RER est la plus grande source d'inspiration parisienne...Lieu du monde, de la foule, mais avant tout de la solitude...

Auber, fourmilière...

Lundi matin, talons qui claquent,
Il  reste assis.
Tout le monde court,
Sauf lui.
Dans les sous-sols de Paris...

L'escalator...
Disparition immobile de passants impassibles.

Chauffeur de RER,
Capitaine de croisière
Vers les fonds parisiens.

Idées d'ailleurs, Besoin d'air pur, Réflexions vacancières.

Les gens anonymes, toujours les mêmes...Comme cette fille aux grandes jambes et aux jupes plissées...Bousculades matinales...Jamais excusées. Le RER est un endroit où tout le monde se retrouve mais où personne ne se connaît. Chacun fuit les regards jetés en biais, mais aucun ne peut s'empêcher de détailler chaque visage, en secret...Surtout !

On se sent génés, dépareillés, fixés....autres. 

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